|
D2RH CONSEIL accompagne les entreprises, les collectivités, les OPCA, les organismes de formation, l'Etat, les associations, dans le domaine de la maîtrise des savoirs de base en milieu professionnel par :
> la conduite d'études spécifiques (locales ou nationales) > la conception et l'animation de formations : formation de formateurs, de conseillers, de salariés, ... > la réalisation d'outils de communication : plaquette d'information, > l'animation d'actions de sensibilisation : débats, réunion d'échanges, tables rondes, ...
La maîtrise des savoirs de base en milieu professionnel : de quoi parle-t-on ?
|
Certains salariés présentent des difficultés spécifiques pouvant constituer des freins à la réussite de leur parcours professionnel. C’est en particulier le cas des salariés ayant des difficultés fortes en matière de maîtrise des savoirs élémentaires de base (ou vivant une situation d’illettrisme) : lire, écrire, calculer, s’exprimer, raisonner, se repérer dans le temps, se repérer dans l’espace.
|
|
 |
En effet, en France, 9% de la population adulte âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisée dans le pays est en situation d’illettrisme. Parmi elles, 57% occupent un emploi, soit 1.700.00 personnes : 1 salarié sur 12 ! *
* Enquête IVQ INSSE-ANLCI 2006
L’illettrisme, un enjeu pour les entreprises comme pour les salariés
Plus précisément, ce sont des salariés ayant un faible niveau de formation ou ayant quitté la formation initiale depuis longtemps, et/ou ne maîtrisant plus ou partiellement certains savoirs élémentaires de base, et occupant des emplois peu qualifiés qui sont concernés, sans qu’ils soient jusqu’à maintenant freinés par leurs difficultés (pas de besoin ou d’usage de la lecture, de l’écriture,…).Toutefois, les évolutions technologiques (informatisation de la saisie des commandes, renforcement de la signalétique,.. ), les procédures de sécurité et de traçabilité (hygiène, sécurité, environnement, …), les changements organisationnels (renforcement de la flexibilité, de l’autonomie et de la polyvalence des salariés) révèlent de plus en plus les situations d’illettrisme dans le milieu professionnel. Et, les stratégies de contournements (repérage/code couleurs, aide d’un collègue,…) et les capacités déployées par les salariés (mémoire auditive et visuelle notamment) ne suffisent plus.
 |
|
Bien qu’efficients dans l’exercice de leur métier, ces salariés sont aujourd’hui fragilisés dans leur emploi. On leur demande de plus en plus de mobiliser des compétences liées à la communication et à l’information : coopération entre les services, participation à des groupes de travail, suivi des incidents de production, utilisation de nouveaux supports professionnels de communication (micro-informatique), respect des modes opératoires prescrits par la certification qualité, respect des consignes de sécurité, etc.
|
En conséquence, cela peut potentiellement avoir des effets économiques et sociaux touchant le salarié comme l’entreprise (risques d’absentéisme, de démission, d’accidents du travail, de glissements de fonction, de non qualité, …).
La réponse à l’illettrisme relève de la gestion des compétences (élévation des compétences, anticipation des départs en retraite massifs) et de la formation au sein de l’entreprise et non du registre social. Les actions de formation aux savoirs de base (lire, écrire, compter, communiquer oralement, se situer dans le temps et dans l’espace, s’initier aux TIC) doivent être considérées comme toute action de formation continue. D’ailleurs, l’article L.6313-1du Code du travail énonce que « les actions de lutte contre l’illettrisme et l’apprentissage de la langue française entrent dans le champ d'application des dispositions relatives à la formation professionnelle continue ».
|